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Publié : 24 octobre 2010

SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

LE COLLEGE DU VAL DE RANCE PARTICIPE A
LA SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE !
 


Clip de la Semaine 2010

Programme de la semaine en Côtes d'Armor

La semaine du 15 au 19 novembre nous accueillerons une expo, prêtée par le Resia, sur le thème « Comment aider ? »


Le vendredi 19 novembre 2010, les classes de 3è visionneront le documentaire « Je mange donc je suis » et poursuiveront avec un journaliste de RFI, Sayouba Traore.

Un film de 2009 du réalisateur belge Vincent Bruno présenté lors du festival Alimenterre dans les Côtes-d’Armor. Synopsis
Plus d’un milliard d’affamés dans le monde. Dans tous les grands colloques internationaux, une question se pose à présent : « qui va nourrir le monde ? ». Et si la question était mal posée ? En partant du quotidien des agriculteurs belges, le film conduit une enquête rythmée où les paroles d’experts font écho à des petits schémas explicatifs très réussis. Ce tour du monde agricole et alimentaire identifie des problèmes communs en Europe, en Afrique ou au Brésil. On prend conscience que tout est lié et que chacun a son rôle à jouer…
Biographie et intention du réalisateur
Vincent Bruno, réalisateur belge, a travaillé un an comme projectionniste dans un petit cinéma avant de fonder la société de production « Demande à la poussière ». Il produit et réalise alors des clips et des spots publicitaires, ainsi que le court métrage Une pêche d’enfer, en 2006 avec le CNCD 11.11.11, Centre national de Coopération au Développement en Belgique. Plus d’infos sur : http://www.cncd.be/. Le format (26 minutes), la forme et le ton (voix off très présente, schémas…) de ce film en font un très bon outil pédagogique, particulièrement adapté à un public scolaire.
Je mange donc je suis est également né de cette collaboration avec le CNCD 11.11.11., notamment avec Stéphane Desgain, responsable du plaidoyer. L’objectif de ce film est d’expliquer le concept de souveraineté alimentaire et de montrer les effets pervers de la libéralisation des échanges commerciaux dans le secteur agricole, sans être trop technique. Il cherche à provoquer le débat. Pour faire comprendre les effets pervers du système pour le monde agricole, le film s’attache à donner la parole aux agriculteurs conventionnels du Nord, à la tête de grosses exploitations. Faire entendre une critique émanant des acteurs du système, plutôt que la parole d’agriculteurs alternatifs déjà convaincus rend l’argumentaire plus percutant.
L’écriture du film a été fastidieuse avec la rédaction de 32 scripts. Un important travail d’interviews et de regroupement d’images d’archives a été réalisé. Aucun déplacement n’aura été nécessaire.

 

TRAORE Sayouba
Sayouba Traoré est né en 1955 au nord du Burkina Faso, à quelques kilomètres de la frontière malienne. Il est le fils de Sawadogo Fatemata, première épouse d’un père polygame. Son enfance au sein de cette famille nombreuse ne souffre pas l’échec. Les aléas de la vie scolaire orientent paradoxalement les études du jeune Sayouba vers des établissements protestants. Ainsi l’Islam régente la vie à la maison et la foi protestante à l’école puis au collège. Chaque brevet, chaque nouveau diplôme l’éloigne encore un peu plus de sa famille restée à Ouahigouya. L’attachement qu’il voue à sa terre natale est comme l’annonce de l’exil forcé qui aujourd’hui le porte à prendre la plume. En 1981, après cinq ans à l’université de Ouagadougou, il se rend à Paris pour intégrer la Sorbonne, ce sera DEA et tri postal, doctorat et veilleur de nuit. Cette décénnie voit une série de coup d’État éclater, la Haute-Volta devient le Burkina Faso. Le nouveau régime réorganise l’administration et supprime les bourses d’étude. La situation administrative de Sayouba Traoré se dégrade, d’étudiant il devient sans papier, puis à son corps défendant, réfugié politique. « Emprisonné dehors », il refuse ce rôle grotesque d’exilé volontaire qu’on souhaite lui voir jouer et qui l’empêche de revenir à Ouahigouya. Cet homme imposant par sa stature et sensible dans son rapport au monde, aime à dire que « par chance il y a toujours un bon Dieu, la radio et l’écriture. » Son combat pour la justice, il le mène désormais à travers son métier de journaliste de presse écrite et de radio (RFI), mais aussi comme poète et nouvelliste. Il a publié aux éditions Vents d’ailleurs « Le Symbole », une nouvelle dans le recueil Dernières nouvelles de la Françafrique paru en 2003 et son premier roman en 2005 : Loin de mon village, c’est la brousse.

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